Go to the top

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.

En savoir plus OK
  • Taux 4 %

  • Objectif
    de collecte 500 000 €

  • Durée du prêt 4 ans

  • Projet financé

financé à 97 %

Les Avantages Du Projet

  • 47 000 foyers alimentés par an

  • Synergie industrielle avec la papeterie voisine

  • Création de 70 emplois dans la région

  • 77 000 tonnes de CO2 évitées par an

DÉCOUVRIR LA CENTRALE

AkuoCoop a délivré le label "Financement participatif pour la croissance verte" au projet NOVILLARS car il concourt à la transition écologique et énergétique dans les territoires. Cette certification officielle créée par le Ministère de la Transition Energétique et Solidaire a pour objectif de donner confiance aux épargnants qui souhaitent investir, par le financement participatif, dans des projets proches de chez eux et respectueux de l'environnement. Elle concerne toutes les formes de financement participatif (dons, prêts, capital, obligations, royalties et minibons) et vise les projets « verts » hébergés sur les plateformes de financement participatif.

La centrale, dotée d’une capacité de 20 MWc et d’une puissance thermique de 23,5 MWth, est située à Novillars dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté à 12 km au nord-est de Besançon.

Le projet est né de l’association d’Akuo Biomass à un acteur historique de la production de papier depuis 1883, la cartonnerie Gemdoubs. La centrale biomasse vendra à la fois de l’énergie électrique à EDF, pendant 20 ans et de la vapeur d’eau à la société Gemdoubs SAS afin de couvrir la totalité de ses besoins industriels.

L’installation se situe sur la réserve foncière de la cartonnerie. Le terrain permet l’implantation de la centrale de cogénération, mais également le stockage de biomasse et des outils nécessaires au fonctionnement de la cogénération. CBN est adossé au site industriel de la cartonnerie Gemdoubs, qui est accessible depuis la route départementale RD683 qui rejoint Novillars à Besançon. L’emplacement de la centrale, au cœur de massifs forestiers, permet d’envisager plusieurs solutions logistiques pour l’approvisionnement, dans un rayon de 100 km.

A partir d’une ressource bois énergie, dont le rendement sera maximisé, CBN produira 153 GWh/an d’électricité verte, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 47 000 foyers, et 200 000 tonnes de vapeur verte, initialement générées par la combustion d’énergies fossiles.

Un projet exemplaire d’économie circulaire en circuit court et un enjeu majeur pour la région Bourgogne-Franche-Comté

Focalisé sur l’optimisation de l’exploitation des ressources locales, CBN s’inscrit comme un véritable outil au service de la redynamisation du territoire, avec des effets favorables pour la compétitivité de la papeterie Gemdoubs -historiquement implantée dans la région-, en termes de valorisation de la filière bois franc-comtoise et de création d’emplois.

CBN bénéficiera de l’abondance de la ressource bois à proximité immédiate issue de forêt secondaire , d’un acheteur vapeur in situ et d’un raccordement direct sur le réseau haute tension RTE via le poste source de Gemdoubs pré-existant. Pour Gemdoubs, la maîtrise du coût de l’énergie est essentielle : la mise en service de la centrale CBN va générer des économies substantielles et lui permettre d’avoir une visibilité sur le long terme.

La société CBN devient ainsi un nouvel élément clef dans le projet d’économie circulaire en circuit court initié par Gemdoubs. La papeterie achète en effet déjà sa matière première à base de vieux papiers (100 000 tonnes par an) en Bourgogne-Franche-Comté. Grâce à CBN, la vapeur permettant de transformer cette matière première en papier pour emballage proviendra désormais d’une chaudière qui sera alimentée en bois local, provenant à 92 % de Franche-Comté et sécurisé dans un rayon de moins de 100 km. A ce schéma pourrait enfin se greffer la construction d’un réseau de chaleur alimenté par CBN et destiné à chauffer certaines infrastructures publiques de la ville de Novillars.

La centrale de cogénération permet de livrer jusqu’à 20 MWe sur le réseau électrique. CBN a conclu également un contrat de fourniture d’énergie thermique avec la cartonnerie Gemdoubs, l’engageant à fournir 200 000 tonnes de vapeur d’eau, soit 153,6 GWh, ce qui permettra de couvrir la totalité des besoins industriels de la cartonnerie.

L’approvisionnement en biomasse s’effectuera par le biais de la plateforme de préparation de plaquettes, située sur cette même parcelle, détenue par CBN et approvisionnée par la Société d’Approvisionnement en Bois Energie du Doubs (« SABED »), filiale d’Akuo Biomasse.

Ce projet concourt également au développement économique du territoire par le recours à des prestataires locaux et nationaux pour la réalisation des travaux de la centrale, qui a duré 27 mois et a mobilisé jusqu’à 120 personnes.

Des entreprises locales ont été impliquées pour la partie gros œuvre et la voirie (Société Eiffage Franche-Comté) mais aussi pour les équipements de préparation de la biomasse qui ont été mis en œuvre par une société mulhousienne (TBM). La chaudière et la turbine ont été confiées à la société danoise AET, actuellement leader de la construction de centrale biomasse en France. Le lot électrique (transformation et distribution) a été géré par la société lyonnaise EEI.

A terme, 70 emplois seront pérennisés au sein de la papeterie, 50 emplois dans la filière bois locale et une vingtaine d’emplois seront créés au sein de la centrale de cogénération.

Ce projet d’envergure, dont la mise en service est programmée début 2019, a été retenu par le Ministre en charge de l’énergie dans le cadre de l’appel d’offres biomasse CRE 4 lancé en juillet 2010.

L’enjeu de l’association Akuo Biomass – Gemdoubs

La cartonnerie Gemdoubs, comprenant une surface totale de 136 000 m2, produit essentiellement du papier pour carton ondulé d’emballages alimentaires et industriels. Etant certifiée ISO 9002 (en 1994), ISO 9001 (en 2000) et ISO 14001 (en 1996, renouvelé en 2003), la cartonnerie a obtenu en 2014 la certification Conseil de Soutien de la forêt et la certification Alimentarité ISEGA. La production s’élève par an autour de 70 000 tonnes de carton ondulé, basées à 100% sur du papier recyclé.  La facture énergétique représente son premier poste de coûts après les papiers recyclés.

Ainsi, le projet de centrale de CBN intègre un potentiel d’amélioration considérable de sa rentabilité et de sa pérennité :

  1. La vapeur produite en cogénération a un coût de revient inférieur à celui d’une chaufferie fonctionnant au gaz. Gemdoubs réalisera une économie importante sur son approvisionnement en énergie, son poste de coût le plus décisif ;
  2. Gemdoubs bénéficiera également d’une visibilité sur le long terme du prix de la vapeur fournie, ce dernier étant plus stable que ceux d’énergies fossiles soumis à des fluctuations importantes. Cet élément est important pour soutenir toute stratégie d’investissement dans les équipements de production ;
  3. Gemdoubs bénéficiera d’un loyer fixe de dans le cadre du bail emphytéotique de la centrale ;
  4. CBN mettra à disposition de Gemdoubs 5 MWth d’eau chaude dans la lagune pour traiter les rejets des effluents liés à l’activité industrielle de la cartonnerie.

 

Schéma du fonctionnement de la centrale Cogénération Biomasse de Novillars

 

 

L'EMPRUNTEUR

Akuo Energy est l'emprunteur du prêt et s'engage chaque année, lors de la publication de ses états financiers, à attester que l’argent levé sous forme de financement participatif par l’intermédiaire de la plateforme AkuoCoop figure bien au crédit des comptes du porteur de projet. Cela sera constaté de deux façons : dans les annexes des comptes du porteur de projet, où il sera stipulé que la société de projet a bénéficié d’un financement AkuoCoop (à hauteur de la collecte réalisée), et sous forme d’engagements hors bilan pris par Akuo Energy et reçus par le porteur de projet.

L’emprunteur est donc le groupe Akuo Energy (sponsor) et non la société de projet (SPV) donc le risque ne dépend pas de la production du projet choisi mais du bilan du groupe. Si le produit du prêt AkuoCoop est utilisé pour le refinancement d’une centrale de production d’électricité renouvelable, c’est la société mère Akuo Energy qui émet cet emprunt. Le risque de remboursement de ce prêt ne dépend donc pas directement de la centrale refinancée mais de la qualité de crédit de l’entreprise Akuo Energy, c’est-à-dire sa capacité à faire face à l’ensemble de ses engagements financiers.

Akuo Energy est le leader indépendant français d’énergie distribuée et renouvelable

Akuo Energy est présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur : développement, financement, construction et exploitation. A fin 2018, Akuo Energy avait investi 2,2 milliards d’euros pour une capacité totale à ce jour de 1,2 GW d’actifs en exploitation et en construction et plus de 2 GW de projets en développement. Avec à ce jour plus de 350 collaborateurs, le groupe, dont le siège social est à Paris, est implanté dans 18 pays dans le monde. Akuo Energy vise une capacité de production globale de 3 500 MW en 2022.

Nouvelle croissance en 2018

Sur l’exercice 2018, Akuo Energy a enregistré un chiffre d’affaires consolidé en hausse de 8% à 210 millions d’euros en normes IFRS (chiffre non audité). Sur la période, le chiffre d’affaires groupe correspondant au volume d’affaires intégrant les sociétés mises en équivalence (3 sociétés fin 2018), ressort à 221 millions d’euros. La progression de l’activité résulte notamment de l’impact en année pleine des centrales mises en service en 2017, des nouvelles centrales entrées en exploitation durant l’exercice ainsi que l’entrée dans le périmètre en fin d’année des centrales hydroélectriques en Bulgarie. Fin 2018, le groupe disposait d’une capacité totale de 1 182MW d’actifs en exploitation et en construction dont plus de 60% sont situés en dehors de la France métropolitaine.

Poursuite du développement au niveau national et international

L’année écoulée a été particulièrement riche en termes de projets. Le groupe a en effet mis en service la centrale solaire Bousquet d’Orb (17MW, Hérault, France) ainsi que la 1ère centrale hydroélectrique au fil de l’eau en Savoie (Chavort, 2MW, France) et a finalisé l’acquisition de 4 centrales hydroélectriques en exploitation en Bulgarie pour un total de 63MW. L’exercice a également été marqué par le démarrage de la construction de plusieurs centrales comme Henrietta (17MW), 1ère centrale solaire pour le groupe à Maurice ; Lherm, 10,5MW solaire en Agrinergie® en Haute Garonne ; Focola, 1,7 MW solaire en Agrinergie® en Nouvelle Calédonie ; Curbans, 1ère centrale solaire avec tracker de 15MW dans les Alpes de Haute Provence ; et enfin O’MEGA1 dans le Vaucluse (17 MW), 1ère centrale solaire flottante en France et la plus puissante d’Europe, qui associe une production agricole biologique via La Ferme d’Akuo®. En parallèle, les équipes d’Akuo Energy se sont mobilisées pour la poursuite de la construction de plusieurs projets à l’instar de Kita (50MW, Mali), la plus importante centrale solaire d’Afrique de l’Ouest, Pecasa (50MW), 1ère centrale éolienne en République dominicaine pour le groupe ou encore Novillars (20MW) et Energostatik (5 MW), centrales de cogénération biomasse respectivement en France et en Croatie. Depuis sa création en 2007, Akuo Energy a ainsi investi plus de 2,2 milliards d’euros pour le financement de projets de production d’énergie renouvelable. Conformément à sa stratégie de développement, le groupe a également fait entrer un coinvestisseur dans le projet Krnovo en exploitation, 1ère centrale éolienne au Monténégro (72 MW). Masdar, société spécialisée dans les énergies renouvelables détenue par Mubadala Investment Company, la société d'investissement stratégique du gouvernement d'Abu Dhabi, a ainsi acquis 49% de l’entité propriétaire de l’actif.

Fin 2018, la France représentait ainsi 34% des actifs en exploitation, l’Europe (hors France) 22%, les Etats-Unis 22%, l’Amérique Latine 17% et l’Outremer 5%.

Premiers déploiements des solutions de production d’énergie solaire et de stockage containerisées

L’année 2018 a été également riche pour l’activité Produits et Solutions dans la mesure où le groupe a déployé pour la première fois ses solutions de solaire et de stockage containerisées (Solar GEM® et Storage GEM®) permettant ainsi d’alimenter en électricité verte plusieurs villages indonésiens non reliés au réseau. Akuo Energy a également installé les premières structures flottantes, dans le cadre du partenariat avec la société Ciel & Terre, pour la centrale O’MEGA1 et a initié la fabrication et la commercialisation de tuiles solaires via sa filiale Sunstyle International. Enfin, le groupe et ses partenaires Atawey, JCDecaux et Galeries Lafayette ont été lauréat dans le cadre d’un appel à proposition de la Commission Européenne. Dénommé Last Mile, ce projet permettra de déployer à grande échelle un réseau de stations de recharge hydrogène vert, compactes et décentralisées.

Confirmation de la stratégie d’indépendance

Depuis 2 ans, Akuo Energy compte dans son actionnariat le groupe Colam Entreprendre, entreprise familiale privée, actionnaire fondateur de Sonepar, leader mondial de la distribution aux professionnels de matériels et solutions électriques et services associés. L’arrivée de Colam Entreprendre permet de doter le groupe des moyens à la hauteur des enjeux de son développement. Les dirigeants fondateurs restent majoritaires d’Akuo Energy.

A propos de Colam Entreprendre : Fruit de l’association des familles Coisne et Lambert en 1897 dans l’industrie textile, Colam entreprendre a été créé à la 4e génération en 1960 afin de développer de nouveaux métiers. C’est en 1969, sous la conduite d’Henri Coisne, qu’a commencé l’aventure dans la distribution de matériel électrique avec ce qui allait devenir Sonepar, aujourd’hui présidé par sa fille Marie-Christine Coisne-Roquette, également Président Directeur général de Colam-entreprendre. A ce jour, Colam Entreprendre réunit plus de 400 actionnaires familiaux des familles Coisne et Lambert. En 2018, Sonepar a réalisé un chiffre d’affaires de 22,4Mds.

Evénements récents et perspectives

Dans la continuité de 2018, l’année 2019 s’annonce encore dynamique pour le groupe avec la mise en service programmée de nombreux projets notamment en France, au Mali, en République dominicaine. A ce titre, la centrale de cogénération biomasse de Novillars dans le Doubs, mise en service en janvier, a été inaugurée en présence d’Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, le 15 février dernier. Le groupe a également annoncé en début d’année la signature d’une convention pour acquisition par Masdar d’une participation, détenue jusqu’à présent par John Laing Group plc (John Laing), dans les deux parcs éoliens exploités par Akuo Energy aux États-Unis, et est en cours de finalisation du refinancement de ses actifs éoliens en France. Le groupe poursuit donc sa stratégie develop-to-own pour les centrales de production d’énergie renouvelable (activité IPP-Independent Power Producer) et table également sur la montée en puissance de son activité Produits et Solutions notamment grâce aux solutions de production d’énergie solaire et de stockage containerisées particulièrement bien adaptées pour les sites isolés ou non reliés au réseau. A moyen terme, le groupe confirme viser une capacité installée de 3 500MW.

DÉCOUVRIR LE PROJET EN IMAGES

MODELISATION 3D DE NOVILLARS

 

POSE DES FONDATIONS DE LA CENTRALE (AVRIL 2016)

 

PHOTO DE LA CENTRALE NOVILLARS (OCTOBRE 2017)

 

PHOTO DE LA CENTRALE NOVILLARS (MARS 2018)

 

PHOTO DE LA CENTRALE NOVILLARS (SEPTEMBRE 2018)

 

PHOTO DE LA CENTRALE NOVILLARS (DECEMBRE 2018)

 

A QUOI VA SERVIR LE PRÊT ?

CBN a été intégralement financé le 26 octobre 2016 pour un montant de 87 M€. La centrale est détenue par Akuo Energy, la Banque des Territoires, CAPG Energies Nouvelles (ex-CAM Energie), Gemdoubs et Crédit Agricole Franche-Comté Investissements. Un pool bancaire composé de Banque Populaire Méditerranée, BNP Paribas, Bpifrance Financement, la Caisse d’Epargne Loire Centre, la Caisse d’Epargne et de Prévoyance Bourgogne Franche-Comté et Unifergie - Groupe Crédit Agricole, dont le chef de file est Natixis Energéco, a apporté le financement en dette bancaire senior. Par ailleurs, le fonds Mirova EuroFideme 3, la Banque des Territoires et Méthanor ont financé la dette junior du projet. 

AkuoCoop souhaite associer les riverains et particuliers au refinancement de la construction de ce projet biomasse d’Akuo Energy, qui s’inscrit dans une démarche innovante qui allie développement des énergies propres et synergies .Toutes les explications sur le refinancement sur la page Refinancement

Akuo Energy sera donc l'emprunteur et souhaite par ce prêt participatif donner corps à ses convictions : développer des projets locaux et qui ont du sens, y associer les citoyens et offrir aux populations d’en partager l’ensemble des bénéfices, environnementaux, économiques et sociaux.

De plus, Akuo Energy souhaite, à travers ce premier biommasse en Franche-Comté, mettre en avant les développements possibles au niveau des territoires en favorisant la cohabitation entre les énergies renouvelables et les synergies industrielles.

NOVILLARS DANS LA PRESSE

  

 

LE PRINCIPE DE LA COGÉNÉRATION BOIS ?

Lorsque l’on parle de valorisation énergétique du bois, on pense directement à la production de chaleur. Mais il est possible, en dehors de la valorisation matière bien entendu, d’utiliser le bois d’autres manières. On peut, par exemple, produire simultanément de la chaleur et de l’électricité : c’est le principe de la cogénération à partir de bois.

Le bois peut servir de source d’énergie pour produire de la chaleur seule, de l’électricité seule ou de la chaleur et de l’électricité. Dans ce dernier cas, le rendement global est bien meilleur que pour des productions séparées de chaleur et d’électricité. On avance généralement les chiffres suivants en termes de rendement : les centrales destinées à produire de l’électricité à partir de bois présentent une efficacité énergétique pouvant varier de 20% (installations les moins performantes) à 3560% environ (cycles combinés gaz-vapeur). Cela signifie que 40 à 80% de l’énergie primaire utilisée sont relâchés sous forme de chaleur (pertes) dans l’environnement.

Dans le cas de la cogénération, production combinée d’énergie mécanique (électricité) et d’énergie thermique (chaleur utilisable), le rendement global de l’installation peut atteindre 85%. Cela signifie que l’énergie primaire est mieux utilisée : la fraction d’énergie à la température la plus haute est convertie en énergie électrique et la fraction à la température la plus basse est disponible pour des applications thermiques plutôt que d’être dissipée dans l’environnement. Parmi les utilisations thermiques, on citera par exemple le chauffage urbain par réseau de chaleur, le refroidissement par systèmes frigorifiques à absorption ou encore les processus industriels de séchage. Sachant qu’il est plus délicat de transporter de la chaleur que de l’électricité, les unités de cogénération seront préférentiellement localisées à proximité des sites de consommation de la chaleur. De manière synthétique, le principe de cogénération peut se décrire de la manière suivante. Un générateur de chaleur (chaudière alimentée à partir de bois déchiqueté, d’écorces, de liqueur noire 2 , …) fournit de l’énergie thermique à un fluide de travail (eau, fluide thermique ou air). Celui-ci est injecté dans une machine qui convertit cette énergie thermique en énergie mécanique et permet la mise en rotation d’un arbre entraînant un alternateur pour produire de l’électricité.

Le bois est la première source d’énergie renouvelable utilisée en France, où la ressource est présente en quantité. Le bois énergie est donc appelé à contribuer largement aux objectifs énergétiques et climatiques français.

Au-delà de sa contribution au développement des énergies renouvelables, la biomasse énergie, et principalement l’utilisation du bois, présente 5 avantages :

1) Constitue une ressource abondante et locale : le taux de prélèvement de bois ne représente actuellement qu’environ la moitié de l’accroissement naturel de la forêt en France;

2) Emet peu de CO2 par rapport aux énergies fossiles;

3) Energie compétitive : pour le particulier, le prix du bois bûche est en moyenne deux fois moins cher que le gaz naturel et près de trois fois moins cher que le fioul;

4) Energie créatrice d’emplois : 85 000 emplois potentiels en 2015, dont une part importante pour l’approvisionnement, c’est-à-dire des emplois locaux et non délocalisables;

5) implique des acteurs locaux, et donc impulse une dynamique territoriale.

La forêt couvre environ 16 millions d'hectares, soit près de 30 % du territoire national. Les trois quarts du parc forestier, très morcelés, appartiennent à des propriétaires privés. Le quart restant, partagé entre forêts domaniales et publiques, est géré par l'ONF. Notre surface boisée place le pays au quatrième rang européen, derrière la Suède (28,6 millions d'hectares), la Finlande (22,1 millions d'hectares) et l'Espagne (18,2 millions d'hectares), selon un rapport de la FAO réalisé en 2011. Sur les 136 essences recensées, les feuillus sont majoritaires à hauteur de 85 %. Contredisant une idée répandue, l'exploitation forestière n'entraîne pas de déboisement. Au contraire, elle favorise l'entretien et le développement des massifs forestiers, qui progressent au rythme moyen de 40.000 hectares par an.

LA BIOMASSE BOIS

La biomasse, et en particulier le bois-énergie, porte de nombreux avantages pour le développement des énergies vertes au sein de l’Union européenne, notamment pour atteindre les objectifs du Paquet climat-énergie avant 2020. Le développement de la filière « biomasse cogénération » (production de chaleur et d’électricité), soutenue par les appels d’offre de la CRE depuis 2005, est une opportunité écologique, économique et sociale. 

L’énergie issue de la biomasse est parfaitement substituable aux sources fossiles, ce qui lui permet d’assurer la sécurité de l’approvisionnement et la maîtrise durable des ressources renouvelables, clef pour atteindre l’indépendance énergétique. 

  • La filière « biomasse cogénération » permet une production stable et continue d’électricité verte, et pallie ainsi l’intermittence de la production électrique des technologies solaires et éoliennes. A ce titre, elle est une nécessité pour assurer la transition électrique grâce à la fourniture d’une production de base (plus de 8000 h/an), et à une intégration facile sur le réseau. 
  • L’Union européenne est très largement dépendante des importations d’hydrocarbures, auxquelles sont associées de nombreuses complications géopolitiques (insécurité de l’approvisionnement) et une grande volatilité des prix. La France dispose du plus grand stock de bois sur pied en Europe (2,7 Mds m3), en constante progression. Malgré cela, la forêt française reste sous exploitée et la balance commerciale du bois est négative. La valorisation du bois disponible est nécessaire pour assurer un approvisionnement énergétique local et dynamiser l’économie en circuit court.

Le développement de la filière bois-énergie est une opportunité pour l’emploi et l’économie locale, ainsi que pour la gestion durable des forêts. 

  • L’industrie française a été confrontée à des difficultés persistantes, conduisant à la suppression de nombreux emplois. Parmi elles, la volatilité et la tendance croissante des prix de l’énergie ont contribué à l’instabilité des sites industrielles. La vente directe de chaleur à des sites industriels leur assure un approvisionnement moins cher et sécurisé en énergie (contrats long-terme), et donc une stabilité financière. Par exemple, le projet Cogénération Biomasse de Novillars, en cours de construction, permet à la papeterie Gemdoubs d’économiser la totalité du gaz consommé pour la production de production de papier recyclé (près de 150 GWh/an pour une production de 90 000 t), et donc d’envisager de nouvelles perspectives de développement. Par ailleurs, les difficultés de certains secteurs (papeterie notamment) ont un impact négatif sur l’emploi dans la filière forestière. Le développement du bois-énergie permet d’offrir de nouveaux débouchés à ces ressources.  
  • L’exploitation durable des forêts est également un enjeu essentiel de la filière biomasse. Le potentiel forestier est aujourd’hui sous exploité, alors que la forêt gagne du terrain. Pour son maintien, les plans de gestion des forêts sont essentiels : plusieurs études mettent en évidence la nécessité des éclaircies pour assurer le bon développement de la forêt. Elles permettent notamment la progression du bois sur pied, augmentant ainsi le potentiel de séquestration de carbone de la forêt.  La production de bois-énergie peut être un débouché complémentaire pour la sylviculture. Par ailleurs, la cogénération biomasse représente une opportunité de valoriser les rémanents du bois-œuvre prélevé pour la matière sous forme de bois-énergie. 
  • Le développement de la biomasse, et plus particulièrement de la filière bois, est une source de création d’emploi locaux et de revitalisation des espaces ruraux. En effet, une unité d’énergie biomasse créée au moins 10 fois plus d’emploi qu’une unité d’énergie nucléaire . La structure même du marché, décentralisé par nature, assure une redynamisation d’espaces ruraux, en créant des emplois non-délocalisables au sein de PME. Cette filière est donc un frein à la désertion des espaces ruraux, ainsi qu’à la surpopulation urbaine. 

Parmi les sources d’énergie renouvelable, la biomasse dispose du plus grand potentiel pour réduire les émissions de CO2, notamment grâce à sa substituabilité parfaite avec les énergies fossiles pour la production de kilowattheures électriques et thermiques. 

  • En déterminant en amont les ressources en bois mobilisables, les centrales peuvent sécuriser leur approvisionnement au niveau local afin de limiter au maximum l’impact écologique lié au transport du bois. Ainsi, la dépense énergétique pour le transport sur un rayon court (< 150 km) est estimée à 1% du bois transporté. 
  • Les émissions en CO2 liées à la combustion d’un arbre correspondent à ce que celui-ci a absorbé au cours de sa croissance, rendant ainsi son impact neutre. Par ailleurs, l’innovation technologique, en forte progression, améliore considérablement la performance des centrales, en particulier du point de vue de la maîtrise des émissions liées à la combustion.
  • Le développement des centrales cogénération permet de valoriser doublement l’énergie produite par le bois, par la production simultanée d’électricité et de chaleur. La substituabilité avec les énergies fossiles permet un arrêt immédiat de la consommation de fuel ou gaz, auparavant utilisé pour la production de chaleur ou de froid. Ainsi, à puissance installée équivalente, les centrales de cogénération permettent d’éviter 5 à 10 fois plus d’émissions de carbone que les autres renouvelables.

Akuo Energy, à travers sa filiale Akuo Biomass, valorise les avantages économiques, écologiques et sociaux de la filière pour développer des centrales de cogénération d’électricité et de chaleur. Avec ses deux centrales picardes, Kogeban et CBEM, Akuo Energy dispose d’une puissance installée de 29 MWe, pour lesquelles elle a intégré tous les risques environnementaux afin de maximiser les retombées positives. Ces deux centrales s’approvisionnent auprès de la SABEHF (Société d’Approvisionnement en Biomasse Energie des Hauts de France), filiale d’Akuo Biomass, qui suit une charte environnementale très stricte : seule la ressource bois-énergie durable est mobilisable, issue des rémanents de la sylviculture et des connexes de l’industrie de la première transformation. Leur production d’électricité permet d’alimenter près de 84 000 foyers par an en énergie verte tandis que la chaleur est revendue directement à deux sites de production agroalimentaire, Ajinomoto Foods Europe et Bonduelle. Ainsi, Ajinomoto Foods Europe économise 3,5 millions de m3 de gaz naturel chaque année. Au total, ce sont près de 200 000 tonnes de CO2 évitées chaque année en Picardie. De plus, près de 220 emplois directs et indirects non-délocalisables, sur les filières sylvicoles et les sites industriels, ont été créés. 

Akuo Biomass se développe également en Croatie, avec le projet Energostatik, d’une capacité de 5 MW électriques et 7.5 MWth sous forme d’eau chaude. L’électricité produite est revendue à HEP, l’électricien national, et 91% des besoins en bois de la centrale sont assurés par Hrvatske Šume. La vapeur sera vendue à Sirocco, une entreprise spécialisée dans le séchage de bois. Ces partenariats sont sécurisés par des contrats d’une durée de 14 ans, faisant d’Energostatik un projet particulièrement robuste. 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Vous devez être connecté pour voir le détail de ces informations.

Créer Mon Compte